La Thaïlande et le bouddhisme sont indissociables. Dans le royaume, le bouddhisme theravada est une véritable institution, il est partout, et les superstitions perdurent.

La Thaïlande et le bouddhisme Théravada

La Thaïlande et le bouddhisme Théravada
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La Thaïlande et le Bouddhisme “Theravada”

La Thaïlande et le bouddhisme sont indissociables. Dans le royaume, le bouddhisme theravada est une véritable institution, il est partout, et les superstitions perdurent.

La Thaïlande et le bouddhisme sont indissociables. Dans le royaume, le bouddhisme theravada est une véritable institution, il est partout, et les superstitions perdurent. La grande majorité des thaïlandais sont des citoyens « ethniquement » thaïlandais. La population parle thaï ou l’un de ses dialectes régionaux. L’anglais est plus ou moins bien parlé et compris dans une grande partie de la Thaïlande. Nous avons pour habitude de dire qu’ils parlent “thaïglish”. Beaucoup ont plutôt des rudiments d’Anglais, mais partout en Thaïlande, on communique relativement bien avec des gestes et des sourires, c’est plus authentique et très sympathique !

Dans son écrasante majorité (près de 95 %), les Thaïlandais suivent les enseignements du bouddha historique, Siddhārtha Gautama, dit Shakyamuni ou le Bouddha, un chef spirituel, un sage, un guide, qui vécut au Vᵉ siècle av. J.-C., fondateur historique d’une communauté de moines errants. Les autres religions sont très largement minoritaires. Au sens bouddhiste, faire une « bonne action » se dit « Tamboun ». Les Tambouns (( ทำบุญ ) font augmenter le capital « mérite » du Bouddhiste qui espère un jour échapper au cycle douloureux des réincarnations afin que son « énergie » puisse s’élever jusqu’au Nirvana (Lieu où l’on est, enfin, détachés de tout désir, de tout besoin).

Tout bon Bouddhiste thaï se doit d’être au moins une fois bonze au cours de sa vie

La Thaïlande et le bouddhisme sont indissociables. Dans le royaume, le bouddhisme theravada est une véritable institution, il est partout, et les superstitions perdurent.

La période de sa vie, la durée de la retraite, le lieu du temple sont des choix personnels (il n’y a pas de règle). Sachez que lorsqu’un homme ou un garçon décide de faire une retraite au temple, c’est un honneur qui rejaillit sur toute la famille”.

Le mot « bouddhisme » vient du mot « Bouddha ».

Celui qu’on appelle « Bouddha », c’est quelqu’un qui a découvert la nature des choses telles qu’elles sont (parmi tout ce qui existe : la vie, l’univers, etc.) Il a été le seul capable de comprendre entièrement et par lui-même tout le processus de la vie : Le « bouddhisme », c’est donc l’enseignement du Bouddha, c’est la voie qu’il nous propose de suivre.

“Le Bouddhisme est avant tout une pratique qui a pour but la compréhension, et en tout cas pas une croyance”. Il n’est pas une religion, même si beaucoup de gens le disent et pratiquent le Bouddhisme en tant que telle. Voici les explications qu’en donne les moines qui ont renoncé à tout pour pratiquer pleinement le Bouddhisme et qui respecte la discipline monastique. Les moines ne se contentent pas d’étudier des textes, ils se consacrent pleinement à la pratique pour pouvoir comprendre les choses par leur propre expérience. C’est très important de le préciser, parce que c’est seulement là-dessus que se base tout le Bouddhisme et toute la compréhension qu’on peut en avoir : c’est-à-dire la pratique !

Le Bouddhisme n’est pas une croyance

Si on ne fait rien d’autre que d’étudier le Bouddhisme, ça restera uniquement une distraction et une croyance. C’est très contradictoire, car le Bouddhisme sert à comprendre la réalité par soi-même. Si on adopte des croyances, c’est justement ce qui empêche de comprendre la réalité.

Il ne faut donc pas « croire », sinon, c’est comme si on était aveugle. Si on ne voit pas et qu’on marche là où on nous dit de marcher, on peut tomber dans un trou. Il est important de bien savoir où on va.

Il faut « voir », pour comprendre par soi-même. « Comprendre » est le point essentiel dans le Bouddhisme. Pour cela, il faut surtout observer, être attentif à ce qu’on fait, à son entourage, et s’entraîner à être aussi juste, honnête et généreux que possible.

  Mais alors, me direz-vous, ça sert à quoi, le Bouddhisme ?

En résumé, le Bouddhisme, c’est un ensemble de bonnes habitudes à prendre pour arriver à comprendre correctement la réalité, et finalement, se libérer pour toujours de toutes les sortes de souffrances. La pratique bouddhiste se base surtout sur le détachement (parce que tous les problèmes qu’on peut avoir sont dus aux attachements).

Il y a en fait trois façons de pratiquer le bouddhisme

On peut choisir une ou plusieurs de ces façons, en fonction de ce qu’on veut ou de ce qu’on peut faire : la générosité, la vertu et la méditation :

La générosité

La générosité, c’est aider les autres. C’est se défaire de ce l’on a pour le donner à ceux qui en ont plus besoin que nous. C’est aussi donner de notre temps, savoir écouter les autres, apprendre à quelqu’un ce que l’on sait, ou faire n’importe quoi qui puisse être bénéfique pour les autres.

La vertu

La vertu, c’est avoir un bon comportement. C’est éviter de faire quoi que ce soit qui puisse faire du mal. Pour avoir une bonne vertu, on doit avoir du respect pour tout. Si l’on veut avoir une excellente vertu, il suffit de suivre correctement les 5 préceptes.

La méditation

La méditation, c’est surtout développer la concentration et l’attention. De temps en temps, on peut t’entraîner à porter toute ton attention sur des choses simples que l’on fait. Par exemple, si on marche, en étant pleinement conscient(e) que l’on marche, sans penser à autre chose. On peut faire la même chose lorsque l’on mange, lorsqu’on débarrasse la table.

« Ça peut paraître tout bête, mais ces petites habitudes n’apportent que des avantages : une meilleure compréhension des choses en général, un bien-être intérieur, du respect et de l’amitié de la part des autres, des facilités dans tout ce qui peut être fait, etc.

Une pratique concrète

On peut voir qu’il n’y a pas plus concret que la pratique bouddhiste. Il y a des Bouddhistes qui font très souvent des rituels, et les autres. Les rituels ne sont pas obligatoires dans la pratique bouddhiste, parce que Bouddha a bien expliqué que ces choses n’apportent rien si dans la vie l’on n’applique pas les préceptes (détaillés plus loin). C’est pourquoi il est très important de comprendre exactement ce que l’on fait, et de pratiquer ce que l’on peut vérifier par soi-même, et de ne pas pratiquer quelque chose seulement parce qu’autour de soi tout le monde fait ou parce qu’on nous dit : « c’est comme ça qu’il faut faire ».

Qu’est-ce que le dhamma ?

Le dhamma, c’est tout ce qui concerne la réalité et l’enseignement de Bouddha, qui consiste à comprendre la réalité pour se libérer de nos attachements (et donc de nos souffrances). À la place du mot « Bouddhisme », il est mieux de dire « dhamma », car ce mot est plus précis. Il existe maintenant plein de formes de Bouddhismes qui sont très différentes de ce que Bouddha a enseigné. Pour cette raison, quand on dit « je pratique le dhamma », on sait qu’on parle de la réalité, de ce que Bouddha a dit. Cependant, quels que soient les mots utilisés, n’oublions pas que le plus important, c’est de pratiquer sans attendre, car le grand avantage quand on est jeune, c’est qu’on voit les choses directement. Dans ces conditions, on peut comprendre facilement la réalité. Quand on est plus âgé, on se complique souvent les choses inutilement. On réfléchit parfois trop. Il est important de réfléchir à ce qu’on fait, mais si on réfléchit trop, on ne pratique plus.

Ce n’est pas la peine de trop réfléchir, parce qu’il n’y a pas plus simple que le dhamma

Pour arriver à éliminer pour toujours les impuretés mentales, qui sont la raison de la souffrance, il faut suivre le noble chemin (ou voie) du dhamma. Dans ce cas, le mot « chemin » est une image. Ce n’est pas un chemin comme un chemin de terre à la campagne, mais un ensemble d’habitudes à avoir, à développer. Ce chemin est « noble », c’est-à-dire pur, respectable et bénéfique, car il apporte les meilleurs résultats pour tous. Ce noble chemin est celui du « dhamma », car c’est celui qui mène à la compréhension juste de la réalité.

Toute la pratique du dhamma conduit peu à peu vers nibbána, la fin de la souffrance. Pour que cette pratique soit efficace, pour qu’elle mène jusqu’à la fin de la souffrance, elle doit être complète. Pour que la pratique du dhamma soit complète, on doit s’entraîner et parfaire huit choses (ce qui explique les huit parties du mot dhammadána) :

– la compréhension juste (bien comprendre le dhamma)

– la pensée juste (pensée sans avidité, sans jalousie, sans malveillance et sans cruauté)

– la parole juste (pas de mensonges, pas de médisances, pas de vulgarités, pas de bavardages inutiles)

– l’action juste (ne pas tuer, ne pas voler, ne pas avoir une méconduite amoureuse, ne pas boire de l’alcool ni consommer de la drogue)

– le moyen d’existence juste (gagner sa vie honnêtement, en évitant de faire des choses nuisibles)

– l’effort juste (surmonter et éviter ce qui est malsain, développer et maintenir ce qui est sain)

– l’attention juste (observation directe dans la réalité)

– la concentration juste (fixer sa concentration sur une seule chose).

En conclusion

La chose la plus importante c’est de s’entraîner à être noble. C’est-à-dire faire de son mieux pour avoir des comportements vertueux. Plus on sera honnête, respectueux (euse), et bienveillant(e), plus on sera apprécié(e) par les autres, plus on sera protégé(e) de toutes sortes de problèmes, et plus on se sentira bien dans sa peau. Le minimum “qu’on devrait essayer de toujours appliquer”, ce sont les 5 préceptes. Avec la générosité et l’attention, c’est ce qu’il y a de plus important, parce qu’on peut obtenir les plus grands avantages seulement si on évite les paroles et les actions qui font souffrir et si on ne se préoccupe que d’aider et de soulager. En plus c’est facile ; c’est juste une bonne habitude à prendre.

Voici les 5 préceptes

– 1. Ne pas tuer

– 2. Ne pas voler

– 3. Ne pas avoir une méconduite amoureuse

– 4. Ne pas mentir

– 5. Ne pas boire d’alcool

Il y a des gens qui font de grandes cérémonies et de belles offrandes dans les temples, avec une grande dévotion, mais qui ne respectent pas les 5 préceptes. Ce qu’ils font compte donc pour du vent ! C’est exactement comme une voiture de course : si le moteur est usé, rouillé, mal assemblé, privé de certaines pièces ou sans essence, on a beau faire une belle carrosserie, avec une belle peinture, ça ne servirait à rien, parce que la voiture ne pourra pas rouler correctement. Le respect des 5 préceptes est vraiment l’essentiel, quoi qu’on fasse dans la vie, car ils sont la base de la sagesse. La vertu est un élément primordial pour comprendre la réalité en profondeur.

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Sources:

Association Adrasie

Association Adrasie – Facebook

http://dhammadana.fr/

Groupe Facebook Objectif Thailande

©objectifthailande.com