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Vivre en thailande à la retraite : passer du rêve à la réalité

Vivre en thailande à la retraite : passer du rêve à la réalité
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Vivre en thailande à la retraite est une chose, y résider en est une autre

Vivre en thailande à la retraite

Vivre en thailande à la retraite

Vivre en thailande à la retraite ? Il va vous falloir passer du rêve à la réalité ! En Thailande, la vie n’est pas comparable avec celle de votre pays, soyez observateur, souriez, mêlez-vous à la population thaïlandaise, etc. Apprenez la langue du pays. Rien que quelques mots en Thaï  changent toute la relation avec ces gens si accueillants. N’oubliez pas que C’EST VOUS QUI ÊTES DIFFÉRENTS, pas eux ! Rassurez-vous, la communauté Française sur place est très nombreuse, si vous souhaitez vous faire des amis francophones. Beaucoup d’expatriés, bien qu’ils aient quitté leur pays  pour de multiples raisons, pour vivre à l’autre bout du monde, parfois pour fuir leurs compatriotes, recherchent des contacts bien tricolores. Pour passer du rêve à la réalité. Lire notre article sur le visa pour la retraite en thailande, le visa retraite OA.

Voici les réponses aux principales questions que vous vous posez.

Questions réponses

– 1. Est-ce que je peux m’installer en Thaïlande pour ma retraite ?

Oui, la Thaïlande est un pays qui accueille volontiers les retraités étrangers, qu’ils soient d’ailleurs occidentaux ou issus d’autres pays d’Asie. Un statut migratoire est même spécialement prévu pour eux par l’administration Thaïlandaise, qui leur donne accès à des avantages certains. Le climat est tropical, il y fait beau toute l’année et la saison des pluies n’est pas pénible. L’infrastructure médicale est très développée. Parmi les pays que les retraités Français choisissent pour passer la majeure partie de l’année, c’est la Thailande où le différentiel de niveau de vie leur est le plus favorable.

-2. Quel est le coût de la vie sur place ?

Le coût de la vie sur place est très avantageux par rapport à la France, et y compris rapport à d’autres destinations internationales prisées par les retraités Français. En effet, le revenu moyen disponible par foyer en Thaïlande est trois fois inférieur celui de la France. Néanmoins, il faut avoir à l’esprit qu’une vie d’expatrié ne s’inscrira pas dans les mêmes attentes de consommation ni les mêmes habitudes d’achat que la moyenne de la population locale. Ainsi, il vaut mieux généralement considérer une économie de -60% par rapport à un budget Français, à consommation équivalente.

Dans son dossier “Retraites à l’étranger” – Le Nouvel Observateur, en 2012, calculait que « l’économie en Thaïlande sur le budget mensuel pour un couple de retraités est de 68 à 65%, selon qu’il est locataire ou propriétaire ». Cela revient à se figurer un pouvoir d’achat multiplié par environ x2,5 surplace : on pourrait ainsi dire, pour se représenter cela, qu’un revenu de 2000 € dépensé en Thaïlande confère un pouvoir d’achat sur place équivalent grosso-modo à un revenu de 5000 € en France. Ceci est vrai en moyenne sur l’alimentation, les vêtements, les services, l’hôtellerie, le logement, les transports, les loisirs, etc… Toutefois, cet écart de prix ne s’applique pas partout, par exemple sur les produits alimentaires importés (vins, fromages, etc. qui restent chers sur place), sur l’automobile (en raison de fortes taxes à l’importation), ou sur les dépenses de très grand luxe (maroquinerie, cosmétiques, etc. qui rencontrent les prix standards internationaux).

-3. Où vais-je percevoir ma pension-retraite ?

Vous pouvez tout-à-fait percevoir votre pension (publique ou privée) sur un compte thaïlandais. Il suffit d’informer la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse de votre déménagement. Un compte s’ouvre facilement dans une banque thaïe une fois sur place. Si vous résidez à Bangkok, préférez les grandes banques internationales (type HSBC), qui offrent plus de services et sont davantage habituées à une clientèle occidentale. En province, privilégiez la proximité d’une branche de la banque avec votre résidence. Mais vous pouvez tout aussi bien être domicilié à l’étranger et continuer à recevoir votre pension sur un compte ouvert en France. N’oubliez cependant pas qu’au renouvellement de votre visa, il vous faudra justifier de revenus réguliers sur un compte thaïlandais. Pensez donc dans tous les cas à faire un virement « cascade » automatique. (A noter que la domiciliation à l’étranger est incompatible avec la perception du minimum vieillesse )

-4. Où vais-je devoir payer mes impôts ?I

Pour les retraités, qu’ils soient expatriés ou non, issus du public ou du privé, les impôts restent dus en France. Toutefois, les modalités varient en fonction de votre statut fiscal. Il convient d’abord de déterminer ce statut fiscal au regard du fisc français. Si vous passez plus de six mois par an en Thaïlande ET (condition cumulative) que « le centre de vos intérêts vitaux » (c’est-à-dire vos liens personnels et intérêts économiques) ne se trouve pas en France, vous aurez alors le statut de non-résident au regard du fisc français. Dans le cas contraire, le fisc français continuera à vous considérer comme un contribuable résident.

Si vous avez le statut de non-résident fiscal Français :

En vertu de la convention fiscale du 27 décembre 1974, en vigueur entre la France et la Thaïlande depuis 1975, vos pensions et revenus français resteront imposables en France (qui est l’ « État source » au sens de la Convention). Depuis 2006, ces pensions font l’objet d’une taxation à la source, selon le barème suivant de 2013 :

– Pension nette mensuelle inférieure à 1187 € : pas de retenue; ni d‘impôt sur le revenu.
– Pension nette mensuelle comprise entre 1187 € et 3443 € : retenue de 12%, libératoire de l’impôt sur le revenu.
– Pension nette mensuelle supérieure à 3443 € : retenue de 20%, et la fraction excédant cette dernière tranche reste redevable en sus de l’impôt sur le revenu, selon son propre barème progressif.

Toujours dans ce cas, si vous êtes redevable de l’ISF en France, votre patrimoine immobilier se trouvant en Thaïlande ne rentre pas dans l’assiette de votre ISF. Vous n’êtes redevable qu’au titre de votre patrimoine situé en France.
Si vous avez le statut de résident fiscal Français :

Vous continuez à être imposé sur le barème progressif de l’impôt sur le revenu en France. Si vous êtes assujetti à l’ISF, le calcul de l’assiette inclura également la partie de votre patrimoine (notamment bien immobilier) situé en Thaïlande. Ce sera à vous de déclarer le cas échéant ce patrimoine.
De façon générale, résident fiscal français ou étranger :

Tous vos revenus resteront imposés dans leur pays “source”, en vertu de la Convention fiscale citée plus haut. Imaginons que vous ayez des revenus locatifs sur un bien situé en France, et que vous investissiez également dans un bien immobilier de rapport en Thaïlande. Chacun des biens restera, pour le revenu généré, imposé par le fisc du pays où il se situe. Toujours dans cet exemple, la taxe foncière sera due en France pour l’appartement en France, mais pas en Thaïlande où cet impôt n’existe pas.

– 5. La qualité des soins en Thaïlande est-elle comparable à la France ?

Le système de soins en Thaïlande repose essentiellement sur les hôpitaux. Si l’on compte 1500 hôpitaux dans le pays, c’est qu’ils tiennent lieu à la fois d’hôpital, de cabinet médical et de pharmacie. On s’y rend pour toute consultation externe et on s’y voit remettre directement son traitement. Les hôpitaux des grandes villes, notamment touristiques, proposent l’ensemble des spécialités en consultation externe.

Les hôpitaux publics sont bien répartis, on en trouve au moins un dans chacun de 877 districts du pays. La formation du personnel et l’équipement et n’ont rien à envier aux standards français. L’attente pour une consultation y est parfois un peu plus longue que dans le secteur privé, mais reste bien en deçà du temps d’attente en vigueur aux urgences en France. Il est en revanche assez rare d’y recevoir un accueil en anglais, a fortiori en français. A titre indicatif, les tarifs y sont entre 3 et 5 fois moins élevés que dans le privé (une nuit d’hôpital coûte en moyenne 17 euros).

Les hôpitaux privés sont au nombre de 500 dans tout le pays. S’ils ont une mission de service public, ils fonctionnent comme des entreprises commerciales, certains comme les hôpitaux Bumrungrad étant même côtés en bourse ! Grâce à des équipements dernier-cri et le haut niveau de formation du corps médical (souvent à l’étranger), ils offrent une qualité de soin inégalée. Rapidité, professionnalisme, efficacité, certification,… le tout avec un service et un encadrement dignes d’un complexe hôtelier. Ils proposent toujours un accueil en anglais, et souvent en français dans les districts touristiques ou à forte présence expatriée. Une consultation externe y coûte environ de 15 à 20 euros, médication comprise. Le tarif des analyses plus poussées (prise de sang, radiographie, etc.) se situe entre 45 et 70 euros. Pour une nuit d’hospitalisation, compter entre 40 et 80 euros selon la chambre choisie et les accompagnements nécessaires.

-6. Comment puis-je avoir une bonne couverture santé ? Comment en bénéficier ?

Attention, si vous n’effectuez pas rapidement les démarches nécessaires, vous ne serez plus couvert par la Sécurité Sociale française après 3 mois passés en Thaïlande. Si vous décidez d’être résident fiscal en Thaïlande (c’est-à-dire si vous y passez plus de 6 mois par an), il convient de mettre à jour votre statut, en vous tournant vers un organisme dédié aux expatriés :

– Soit la Caisse des Français de l’ Étranger, qui est une caisse de la Sécurité Sociale assurant la couverture sociale des expatriés.
– Soit une assurance privée Thaïe ou anglo-saxonne, que vous pourrez souscrire en Thaïlande.

Si une comparaison minutieuse du rapport couverture / prix peut être utile pour les expatriés actifs, il est incontestablement moins coûteux pour la majorité des retraités de choisir la CFE. En effet, cette dernière propose une formule dédiée à un coût tout à fait intéressant. A l’inverse, passés 60 ans, les assurances privées thaïes ou internationales appliquent des barèmes dont les primes s’envolent de façon exponentielle. Certaines compagnies privées refusent même l’adhésion dès 65 ans.

Dans la pratique, le système du tiers payant n’est pas très généralisé. Vous avancez les sommes dues à l’hôpital et vous adressez par courrier à la CFE la feuille de soins, ainsi que la facture acquittée. La CFE vous rembourse, dans un délai de 3 à 5 semaines, sur la base du barème de la Sécurité Sociale, c’est-à-dire entre 60% et 70% selon les actes.

Pour voir votre remboursement étendu au-delà de ce barème, vous avez la possibilité de souscrire à une mutuelle complémentaire à votre couverture CFE. La souscription de cette mutuelle augmente sensiblement le coût total (comptez au moins 150 € par mois en plus). Mais dans ce cas, votre taux de remboursement en cas de coup dur sera compris entre 90% (pour les actes) et 100% (pour les hospitalisations).

Enfin, pour les expatriés habitant Bangkok, il est à noter que le Bangkok Hospital et les 3 hôpitaux Samitivej ont des accords avec la CFE et l’IMA. En cas d’hospitalisation ou d’intervention ambulatoire, vous n’aurez donc pas à faire vous-même l’avance de frais. Attention, les frais restent tout de même à avancer en cas de consultation externe ou de simple médication. Cette couverture « retraités expatriés » de la CFE vous couvrira également lors de vos séjours en France inférieurs à 3 mois ; une franchise forfaitaire de 20 € s’applique néanmoins sur les actes coûteux que vous aurez à faire réaliser en France lors de votre séjour.

Si vous envisagez de passer 4 ou 5 mois en France par an, songez à souscrire une option supplémentaire ; l’option « Séjours en France de 3 à 6 mois » vous apportera toute la tranquillité requise pour environ 35 € par mois.

– 7. Quel sera mon titre de séjour et à quoi me donnera-t-il droit ?

Le visa prévu par les pouvoir publics pour l’installation de retraités en Thaïlande est le Visa OA (également appelé visa Non-Immigrant -OA Long Stay).

Il vous donne droit à un séjour d’un an sur le territoire, renouvelable indéfiniment. Le retraité évite donc les fastidieuses entrées-sorties du territoire tous les 90 jours, qui sont le lot de beaucoup de Français installés sur place. Ce visa n’autorise cependant pas à travailler sur place ; cela reste possible, mais en obtenant d’autres visas prévus pour cela.

– 8. Quelles sont les conditions et la procédure pour obtenir un «visa retraité» ?

Pour les formalités à accomplir avant le départ à l’Ambassade Royale de Thaïlande en France, rendez-vous à notre rubrique “Je m’expatrie” (visa retraite OA). Selon votre dossier et le bon respect de toutes les formalités, vous pourrez par la suite obtenir des renouvellements de 2, voire 3 ans. Au bout de 3 ans de séjour, vous serez également éligibles pour solliciter la Résidence Permanente en Thaïlande, qui vous libèrera de ces formalités annuelles. Il vous faudra justifier d’une bonne conduite dans le pays, de votre insertion sociale dans votre ville, d’une capacité d’expression en langue Thaï, etc… D’autres critères peuvent vous aider, comme votre niveau d’études, le fait d’être en couple avec un ressortissant Thaïlandais, etc… Au bout de 3 ans de séjour, vous serez également éligibles pour solliciter la Résidence Permanente en Thaïlande, qui vous libèrera de ces formalités annuelles. Il vous faudra justifier d’une bonne conduite dans le pays, de votre insertion sociale dans votre ville, d’une capacité d’expression en langue Thaï, etc. D’autres critères peuvent vous aider, comme votre niveau d’études, le fait d’être en couple avec un ressortissant Thaïlandais, etc…

Enfin, au bout de 5 années en Thaïlande, vous pourrez aussi solliciter la naturalisation complète (c’est-à-dire l’obtention de la nationalité et d’un passeport Thaïlandais) à condition d’avoir atteint un très bon niveau en langue Thaï et de justifier d’attaches profondes dans le pays ! Si l’administration dispose d’un quota de cent naturalisations par an et par nationalité. Dans la pratique peu la demandent et seuls une vingtaine de Français l’obtiennent chaque année.

– 9. Je ne parle pas très bien anglais, et pas thaï. Est-ce un problème pour vivre sur place ?

Nombre de touristes se débrouillent correctement lors d’un voyage avec niveau d’anglais basique. Dans la plupart des grandes villes, surtout si elles sont touristiques, la majorité des Thaïs sont tout à fait capables de s’exprimer dans un anglais « international », facilement compréhensible à l’usage (la prononciation et les tournures de phrases sont parfois altérées par la phonétique et la grammaire thaïes, ce qui nécessite quand-même un peu d’habitude).

Néanmoins, si vous envisagez de passer plusieurs mois par an en Thaïlande, il est probable que vous ayez envie d’aller au-delà de discussions basiques.

Dans les catégories socio-professionnelles plus aisées, beaucoup de thaïs ont effectué une partie de leur cursus universitaire à l’étranger, et reviennent donc bilingues, ce qui facilite les échanges culturels et sociaux.

Les grandes villes de Thaïlande comptent une forte communauté d’expatriés anglophones, mais aussi francophones, actifs ou retraités. Français, Belges, Suisses, Canadiens, etc. sont très nombreux à avoir choisi de passer plusieurs mois par an à Bangkok, Phuket, Pattaya ou Hua-hin. Il existe ainsi dans chaque ville des communautés ou associations francophones qui ont vocation à accueillir les nouveaux expatriés et leur livrer les « clés » d’une expatriation réussie.

Enfin, il ne faut pas négliger l’intérêt que revêt le fait de parler la langue du pays où l’on souhaite résider plusieurs mois dans l’année. Comprendre le Thaïlandais, même de façon basique, vous permettra de profiter davantage de la culture et des contacts avec les gens dans la société locale. Parmi les loisirs à prévoir, c’est donc une bonne idée de s’inscrire dans une école de langue sur place. Si vous souhaitez anticiper votre progression, l’école Siam School à Paris, qui fait partie de la Maison de la Thaïlande, dispense des cours extensifs, intensifs, ou individuels pour tous les niveaux !                             Lien:  www.siamschool.fr

Maintenant que vous en savez plus, à vous de savoir si vous souhaitez passer du rêve à la réalité. Bonne réussite dans votre projet. N’oubliez pas de consulter notre article sur le visa pour la retraite en thailande, le visa retraite OA.

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