Le peuple thaïlandais voue depuis toujours une véritable vénération pour leurs Rois, et pour la dynastie chakri

Dynastie Chakri, le fabuleux destin des rois de la Thailande

Dynastie Chakri, le fabuleux destin des rois de la Thailande
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Découvrez l’histoire de cette dynastie Chakri qui règne sur la Thaïlande depuis 1782

Le peuple thaïlandais voue depuis toujours une véritable vénération pour leurs Rois, et pour la dynastie chakri

En Thailande, voue depuis toujours une véritable vénération pour leurs Rois, et pour la dynastie chakri. Ils  jouissent à leurs yeux d’une autorité morale acquise durant leurs règnes. Souverain constitutionnel, le Roi est le chef de l’État et le protecteur des religions, et dans toute la Thaïlande, les façades des maisons, des bâtiments publics, des bureaux de ce pays bouddhiste à 95%, sont ornés de photographies du Roi en exercice. Les thaïlandais considèrent leur Roi comme un demi Dieu, et comme l’incarnation vivante des préceptes et vertus bouddhistes.

RAMA 1ER : Sa Majesté le Roi Phra Buddha Yodfa Chulaloke, premier Roi de la Dynastie Chakri. (1782 – 1809)

Le peuple thaïlandais voue depuis toujours une véritable vénération pour leurs Rois, et pour la dynastie chakri

“Sa Majesté le Roi Phra Buddha Yodfa Chulaloke est le fondateur de la dynastie chakri qui règne depuis 1782 sur le Royaume du Siam”.

Né à Ayutthaya sur Le 20 mars 1737, Fils de Phra aksorn Sundara Smiantra, il était autrefois connu sous le nom de Thong Duang. Après la chute de Ayutthaya en 1767 il entre au service de son ami Phraya Taksin et combat à ses côtés dans presque chaque campagne jusqu’à ce que ce dernier devienne le Roi Taksin qui institua la capitale à Thonburi. Général de l’armée siamoise, il conquiert Vientiane en 1778 et 1779, mettant le pays sous le joug du Roi Taksin. Il enlève le Bouddha d’émeraude pour l’installer à Thonburi. Il est nommé Luang Yorkrabat, puis Phra Rajvarin, Chao Phraya Chakri, puis au plus haut grade, Somdetch Chao Phraya Maha Kashatriya Suk par le Roi Taksin.

En 1782, le Roi Taksin est déclaré fou et exécuté après un coup d’État, après son départ, Rama Ier fait mettre à mort le fils du monarque et s’empare du pouvoir . Couronné le 7 avril 1782, à l’âge de 45 ans, il devient le fondateur et le premier souverain de la dynastie Chakri.
Le Roi Rama Ier poursuit la tâche de Taksin pour réunifier le pays, restitue les traditions nationales en récupérant les textes bouddhistes perdus après le saccage d’Ayutthaya. La guerre contre la Birmanie se poursuit sous son règne et les armées du roi Bodawpaya tentent à deux reprises de s’emparer à nouveau d’Ayutthaya en 1785 et 1808. De son côté, Rama Ier soutient une révolte du gouverneur de Tavoy en 1791, dans l’espoir de reprendre le Tenasserim perdu 30 ans plus tôt. Les négociations qui s’ensuivent en 1793 se concluent par l’attribution (définitive) de la côte du Tenasserim à la Birmanie.

Après son couronnement, il déclare Thonburi inapte à servir de capitale, en raison de l’espace limité pour l’expansion de l’enceinte du palais, les deux parties étant murées par deux temples, à savoir la Temple de l’Aube et Wat Tai Talad. En outre, le palais, situé sur la rive de la Chao Phraya Rivière, a été soumis à l’érosion et risque l’effondrement dans la rivière. Il juge donc opportun de déplacer la capitale de l’autre côté de la rivière, dans les terres où elle jouira d’un vaste espace pour son expansion et offre une excellente sécurité contre les attaques ennemies. Le nom de la nouvelle capitale devient Bangkok (Khrungthep pour les Thaïs).
Peu de temps après, la construction du nouveau bâtiment du palais commence, incluant le « Grand Palais » , « Dusit Mahaprasat Hall », « Pimarnrattaya Hall », « Ammarin Vinichchai Hall » et « Chakkrabhat Piman Hall », avec des bâtiments résidentiels des deux côtés de la salle « Piman Chakkrabhat ». Il construit le temple qui logera le Bouddha d’émeraude, crée un nouveau code de lois et le Livre des Trois Sceaux. Ce passionné de littérature adapte à la culture thaïe l’épopée du Ramayana sous le nom de Ramakien.

Le Roi Rama Ier ou Roi Ramatibodi règne pendant 28 ans et décède en 1809 à l’âge de 74 ans. A l’occasion du bicentenaire Rattanakosin 1982, le gouvernement décide de lui attribuer le titre de «Maharaj» ou le grand roi Rama I. Il serait appelé Pra Buddha Yodfa Maharaj.

RAMA II (1809-1824) – Sa majesté le Roi Phra Buddha Lertla Napalai – 2ème Roi de la dynastie Chakri, fils du roi Rama I

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Né à Rajaburi le 26 Février, 1768, il accompagne son père sur les campagnes militaires comme un jeune homme. Il a 16 ans quand son père monte sur le trône. Il est nommé Maha Uparaja (vice-roi) par son père en 1806. A 42 ans, Il est devient Roi à la mort de son père (Roi Rama I). Son règne sera une période de consolidation des acquis du règne précédent. Rama 1er instaure la coutume de nommer des princes supérieurs pour superviser les différents services de état. Il est surtout connu pour son intérêt pour les arts. Il est un artiste auteur-compositeur qui prospère pendant son règne. Il meurt le 21 Juillet 1824 à l’âge de 58 ans.

Durant son règne, le pays est relativement en paix avec les pays voisins. C’est par conséquent un temps idéal pour construire le pays, et pour reprendre les changements là où son père, le roi Rama I, les a laissés, et pour fortifier ce qui a déjà été entrepris auparavant. Le Roi Phra Buddha Lertla Napalai améliore le système administratif, la culture et les réformes agraires qui stipulent qu’il est obligatoire pour quiconque de posséder des terres, indépendamment du statut social, et de cultiver sous peine d’être exproprié. Le Roi Phra Buddha Lertla Napalai a trois éléphants blancs, ce qui est considéré par les Thaïlandais comme étant de très bon augure. Le peuple l’a appelé à juste titre “White Elephant King”. Voilà pourquoi l’éléphant blanc apparait sur le drapeau national.

Le Roi Rama II est un fervent bouddhiste et, par conséquent, il ordonne à ses sujets, y compris les membres de la famille royale et les fonctionnaires, d’éviter tous les vices. Il publie un décret royal prévoyant les punition les plus sévères pour les personnes capturées participant à toute forme de paris tels que les combats de coqs. II a également fait renaître les célébrations de Visakha Bucha – le jour où le Seigneur Bouddha est né, a connu l’éveil, et la mort. Il a révisé le Tripitaka bouddhique en traduisant le chant des prières du pali en thaï afin que son peuple puissent comprendre ce qu’ils récitaient. Il a envoyé une mission de moines au Sri Lanka pour étudier le bouddhisme dans ce pays. Pendant son règne, il a ordonne la construction de nombreux temples bouddhistes tels que Wat Paichayont Polsape, Wat Molilok Gayaram, Wat Prudgasachet Staram et Wat Arunraja Vararam. Il a personnellement modélisé le Bouddha principal imagé pour la chapelle principale de Wat Arunraja Vararam pour qu’il ait plus de grâce et rayonne plus de santé et de bonheur que ceux précédemment créés pendant le règne de Roi Rama I. Ces Wats se trouvent à Thonburi et sont maintenant considérés comme des repères importants, notamment Wat Arun, qui est maintenant l’une des principales attractions de Bangkok.

En termes d’œuvres d’art, le Roi Rama II est un artiste accompli spécialisé dans la sculpture sur bois. Les principaux panneaux de porte sculptés au Wat Rakang Kositaram et au Wat Suthasanathep Vararam sont de bons exemples de son travail, notamment les deux panneaux de bois représentant des paysages de montagnes, de forêts, des animaux. Il est également un excellent poète. Beaucoup de ses propres sculptures en forme de masques faciaux de ogres, des singes, etc. sont des personnages de l’épopée du Ramayana. Ils sont en permanence exposés au Musée national. Il a également amélioré la valeur esthétique de marchandises traditionnelles Bencharong qui sont teints des cinq couleurs primaires: blanc, noir, rouge, jaune et vert.

Les œuvres littéraires en ce temps-là étaient à leur zénith parce qu’il était lui-même un poète génial qui a composé de nombreux chefs-d’œuvre et de la danse rythmique. Il a beaucoup promu la musique à la fois par l’amélioration des instruments de musique et l’introduction de meilleures façons d’en jouer. Lui-même est un musicien accompli, avec le violon à trois cordes. Il a composé la célèbre mélodie «Bulan Loi Fah” (rédaction Lune) qui a été utilisé comme Hymne du Roi. Il s’est vivement concentre sur la promotion de la culture, non seulement à cause de ses penchants artistiques, mais aussi parce qu’il voulait restaurer la culture thaïlandaise perdu après que les Birmans à l’ancienne capitale Ayuthaya aient détruit et emportés de nombreux objets d’art. Au cours de ses 16 ans de règne, le royaume a connu l’harmonie, la paix et la prospérité. Le peuple a mené une vie conforme avec le bouddhisme centrée autour de la bonté et de paix. Sa contribution au développement de son pays reste dans les mémoires comme une vie de bonté. Pour le Roi Rama II, Il est du devoir de tous les Thaïlandais de préserver ce patrimoine et de rester fidèles à la dynastie Chakri avec leurs cœurs et leurs âmes.

RAMA III : Sa Majesté le Roi Rama III, 3éme Roi de la Dynastie Chakri, appelé également Nang Klao. (1824 – 1851)

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Le Roi Rama III né à Bangkok le 31 mars 1788. A la mort du Roi Rama II, le successeur devait être son demi-frère MONGKUT (fils aîné de la reine). Mais celui-ci étant entré au monastère comme moine, c’est NANG KLAO qui fut désigné par le conseil d’accession pour être couronné à l’âge de 37 ans. Son accession au trône ne fut pas conforme à la tradition car il était le fils d’une concubine et non celui de la reine en titre. Il devança ainsi le prince Mongkut, âgé de 20 ans et qui était le fils légitime de Rama II et de la reine Srisuriyendra..

Au début de son règne, Rama III eut à réprimer la révolte du roi de Vientiane, Anouvong (1826-1828). L’armée d’Anouvong pénétra profondément au Siam, mais fut finalement défaite, et Rama III ordonna le sac de Vientiane : la ville retourna à la jungle jusqu’à sa “redécouverte” par les français à la fin du XIXe siècle. C’est également au début de son règne, en 1826, que fut signé le Traité Burney, qui réglait la question de la souveraineté sur les états malais septentrionaux qui restera en vigueur jusqu’en 1909. Sous le règne du Roi RAMA II le commerce prospère et son influence s’étend de Bangkok aux provinces du Nord. Il développe le commerce du pays avec la Chine tout en accroissant la production agricole domestique grâce à ses nombreux contacts et des échanges approfondis avec les pays étrangers, en particulier la Chine, la Royal Thaï et ses navires transportent des marchandises telles que le poivre et le sucre de la Thaïlande à la Chine pour la vente. Ce commerce se fait sous la forme d’un monopole, les marchandises doivent être vendues uniquement au Trésor royal. Les profits de ce commerce direct augmentent grandement la prospérité financière du pays. En 1833,il autorise l’entrée dans le pays de missionnaires occidentaux. L’alphabet Thaï est imprimé pour la première fois. Il instaure un nouveau système d’appellations.Rama III ne se mariera pas. Il meurt le 2 avril 1851 à l’âge de 65 ans sans héritier direct. C’est son demi-frère Mongkut qui accédera au trône.

RAMA IV : appelé également Roi Monhkut. 4émé Roi de la Dynastie Chakri(1851 –1868)

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Le Roi Mongkut (Rama IV) de la dynastie Chakri était le fils de Pra Bhuddha Loetlar Naphalai (le Roi Rama II) et Somdej Pra Srisuriyentramart. Sa Majesté le Roi Rama IV est né 18 octobre 1804 . Quand Sa Majesté était jeune, il a étudié l’ancienne langue thaïlandaise, les douanes Royales et les Traditions. Après le rasage de sa tonsure, il devient un novice dans le bouddhisme. À l’âge de 21 ans, il entre dans la vie monastique et reste moine bouddhiste pendant 27 ans. Tout en étant un moine, il étudie le bouddhisme attentivement, à la fois dans la pratique et en théorie, quelques langues étrangères, la science, la science politique, les cultures occidentales et la situation mondiale dans l’ère du colonialisme. Il voyage partout dans le pays pour visiter divers temples antiques dans de nombreuses villes. Simultanément, il en apprend davantage sur le peuple thaïlandais et sur le pays.
La cérémonie du couronnement a lieu le le 15 mai 1851. Une fois sur le trône en tant que roi, grâce à ce qu’il a appris et expérimenté, il devient très expert pour gouverner le pays dans la situation défavorable de monde à cette époque.
Reconnu pour son talent reconnu dans la science, il est nommé “Père de la science Thaï”. En commémoration de son aimable soutien et la promotion de la science qui a largement contribué au progrès et à la prospérité du pays jusqu’à aujourd’hui, le gouvernement thaïlandais a proclamée 18 Août de chaque année la “Journée nationale des sciences.” Il décède le 1 octobre 1868 à l’âge 64 ans.

Rama V Roi Rama V, le Grand Roi bien-aimé. 5éme Roi de la Dynastie Chakri  (1868-1910)

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Sa Majesté le Roi Rama V règne sur le royaume du Siam de 1868 à 1910, il est le cinquième Roi de la dynastie Chakri, fondée en 1782. Il est plus connu sous le nom de Chulalongkorn. Fils aîné du roi Rama IV, Rama V, né à Bangkok le 20 septembre 1853, Rama V apporte au Royaume du Siam des innovations importantes pour l’époque, il reçoit une éducation moderne et traditionnelle par des moines bouddhistes.

Rama V est connu comme le Bouddha royal. Il a été considéré comme l’un des plus grands rois thaïs qui ait jamais vécu. Ce sont ses efforts qui ont évités à son pays d’être colonisé. Selon la tradition royale, il a été un moine novice, pendant une courte période de six mois. Il est officiellement couronné comme le Roi Rama V en 1873. Dans son jeune âge, il visite des colonies britanniques comme Singapour, Java et l’Inde britannique pour observer les réformes qui y sont faites. Ses observations et voyages l’aident à se forger des idées qui seront la base de la modernisation du Siam. Il initie des réformes dans l’armée. Pendant son règne l’Académie militaire royale est établie. L’académie forme les troupes thaïlandaises en utilisant les méthodes occidentales.

Il abolit la méthode barbare de torturer les criminels et introduit le code de l’Ouest. Il fut le premier roi siamois à envoyer les princes royaux en Europe pour poursuivre leur éducation. Il voyage également souvent en Europe et laisse sa reine Saovabha comme régente quand il voyage. Son rêve est que l’Europe voit le Siam comme un pays puissant et indépendant. Il met fin à la puissance des dynasties locales. Malgré les dirigeants locaux qui tentent de se rebeller contre son régime, tous les insurgés sont été écrasés et emprisonnés. “Nationaliste au grand cœur il est surtout connu pour l’abolition de l’esclavage au Siam”. Sous son règne, certains esclaves deviendront agriculteurs ou commerçants. Il ordonne la construction des chemins de fer Siam et central. Pour la première fois, les lumières électriques éclairent les routes.

Ce fut l’un des plus longs règnes, pour l’époque, de l’histoire thaïlandaise (42 ans). Roi bien aimé, son peuple lui rendre hommage le jour de Chulalongkorn célébré tous les 23 Octobre.

RAMA VI, (1910-1925). Vajiravudh était l’enfant du Roi Chulalongkorn et de la reine Sri Bajarindra

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Après la mort de son demi-frère aîné, le prince héritier Vajiravudh est nommé à ce poste à l’âge précoce de 16 ans, il a fait ses études dans la prestigieuse Université d’Oxford en Angleterre. Il est connu pour sa grande affiliation avec la littérature et de la poésie à la fois dans sa langue maternelle et l’anglais. Il a est apprécié par les familles royales des pays du Danemark, le Japon, la Grande-Bretagne, la Suède et la Russie.

Bien qu’un coup d’État ait été comploté contre lui, il est rapidement maitrisé, les conspirateurs sont arrêtés et condamnés à mort. Le roi a cependant infirmé ce jugement et a décidé de libérer les comploteurs.

Il a été crédité pour la construction d’une université, la construction du premier aéroport du royaume du Siam et la traduction des œuvres complètes de Shakespeare de l’anglais vers thaï et vice versa. Il est connu pour avoir incité des réformes sociales et la promotion de la monogamie comme la seule forme légale du mariage. Il a également contribué à la protection de ses compatriotes contre la variole en mettant en œuvre la vaccination. Il a appuyé la Croix Rouge thaïlandaise. Sa plus grande réalisation est cependant d’ordonner à ses sujets d’adapter les noms de famille. Il était un ardent opposant contre le jeu et en particulier des médicaments à base d’opium.
Il a mis en place Vajiravudh College, calqué sur le système éducatif britannique. Il est également responsable de la construction de l’Université de Chulalongkorn en l’honneur de son père, érudit né,  qui avait observé que son peuple avait un défaut de compétence. Cela a été mentionné dans le livre qu’il avait écrit “Mud on Wheels”. Toutes ses œuvres littéraires ont été faites pour que son peuple pense au-delà de ce que les mots signifient. .

Cinq ans après son couronnement, il a déclare la guerre contre l’Allemagne. Ses troupes se sont battus avec les Alliés au cours de la dernière partie de la Première Guerre mondiale, il a réussi à faire en sorte que les Alliés voient le Siam comme un égal. Il est le père d’un enfant qui a été nommé Altesse Royale la Princesse Bejaratana, par sa 3ème épouse, la princesse Consort Suvadhana. En conséquence, il est resté sans héritier mâle jusqu’au jour de sa mort.

RAMA VII, dernier monarque absolu, 7éme Roi de la Dynastie Chakri (1925-1935)

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Le Siam a été l’objet d’une période turbulente de l’histoire, quand le roi Rama VII a pris le trône comme le septième monarque de Siam. Il est le seul monarque siamois qui a été forcé d’abdiquer son trône.

Après la mort du Roi Chulalongkorn, son frère aîné, le prince Vajiravudh lui succède comme roi Rama VI. Pour sa part, le prince Prajadhipok, est à la fois mandaté pour servir dans les deux armées britanniques et siamoises. Le roi Rama VI maintient une position neutre pendant la Première Guerre mondiale et lui ordonne de démissionner en sa commission britannique. Le prince est très embarrassé, mais ne peut désobéir à l’ordre de son frère, le roi Rama VI. Comme tous les hommes thaïlandais, il a été ordonné temporairement comme moine. La guerre européenne ayant pris fin, il rejoint la France et L’École Supérieure de Guerre, puis rentre servir dans les forces militaires siamoises.

Il reçois le titre de Prince de Sukhothai et vie avec sa femme dans leur résidence officielle Sukhothai Palace, qui est situé à côté de la rivière Chao Phraya. Leur union ne produira pas un héritier. Toutefois, il adopte un cousin comme fils et lui donne le nom de famille Sakdidej Savangwongse. Lorsque son frère, le roi Rama VI meurt, il devient le roi “Rama VII”. Pas préparé à gouverner, il hérite des graves problèmes financiers de son royaume. Le moment ne pouvait pas être pire puisque le monde est atteint d’une grave crise économique.

Il tente d’imposer le changement par la restauration de la confiance du peuple sur la monarchie et de son gouvernement après les extravagances financières du roi Rama VI. Cependant, le Conseil suprême de l’État de Siam ne lui a pas expliqué pourquoi il a été formé en premier lieu. En outre, son pouvoir de décision est devenu totalement dépendant en grande partie du Conseil suprême. La tentative de coup d’état en 1932, “révolte sans effusion de sang”, est proclamée par le Parti populaire. Ce groupe exige que le Roi Rama VII adapte une monarchie constitutionnelle. Il accepte cette proposition. Après plusieurs rébellions, il est contraint d’abdiquer en Mars 1935, sans nommer un successeur, il charge le gouvernement Phahon avec abus de pouvoir à restreindre le droit de veto royal. « Il prend sa retraite en Grande-Bretagne ». Son neveu, Ananda Mahidol (Rama VIII, 1935-1946), qui a été à l’école en Suisse, est nommé roi pour lui succéder et un conseil de régence est nommé pour mener à bien ces fonctions de la monarchie retenues au titre du constitution.

Rama VII meurt d’une crise cardiaque et est enterré en toute simplicité. La Reine restera en Angleterre pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle aidera ses compatriotes en leur donnant les fonds nécessaires. Après la guerre, elle regagne la Thaïlande avec les cendres de défunt mari.

Rama VIII, la joie de son père, 8éme Roi de la Dynastie Chakri (2 mars 1935 – 9 juin 1946).

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Né le 20 septembre 1925 à Heidelberg en Allemagne, fils aîné et deuxième enfant du Prince Mahidol Adulyadej, il reçoit une éducation occidentale en Suisse et retourne à Bangkok après la Seconde Guerre mondiale. Il devint Roi le 2 mars 1935 après l’abdication de son oncle, le roi Rama VII. Son règne ainsi que sa vie furent de courte durée puisqu’il mourut le 9 juin 1946 à l’âge de 21 ans.

“Son nom signifie la joie de son père (Mahidol)”. Son père et son frère aîné ne se souciait pas beaucoup de la monarchie thaïlandaise retranchée dans les anciens rituels et les intrigues, elle avait préféré rester à l’étranger, la monarchie thaïlandaise étant gravement menacée au cours de la Seconde Guerre mondiale (Le gouvernement autoritaire dirigé par le maréchal Plaek Phibunsongkram essaye de contrôler la monarchie et le jeune monarque; un accord permet aux forces armées japonaises impériales de régler des problèmes du royaume). Toutefois, parents royaux et certaines personnalités politiques joueront un rôle anti-japonais important.

Après que la guerre dans le Pacifique ait pris fin, en Août 1945, le gouvernement thaïlandais demande au Roi de revenir et de remonter le moral de ses sujets. Le Roi Ananda Mahidol, accompagné par la Princesse Mère, et Son Altesse Royale le Prince Bhumibol Adulyadej, reviennent en Thaïlande en Novembre de cette année. Lors de ce retour, le peuple thaïlandais observe avec plaisir que leur jeune monarque a mûri et qu’il exerce parfaitement les fonctions royales, et participe à un certain nombre d’événements, impliquant les relations internationales et la politique intérieure. Il saisit toutes les occasions pour parler aux agriculteurs du pays.

“Son frère royal l’accompagne et prend des photos tout le temps… il est très occidentalisé,  aime jouer de son saxophone, et passe son temps à circuler dans sa jeep américaine le long des jardins du palais”.

Même si le roi Rama VIII est inexpérimenté, ses compatriotes le vénèrent. Il est vu par des étrangers comme un garçon effrayé qui n’a pas été préparé pour la responsabilité en tant que Roi. Ananda Mahidol meurt mystérieusement dans son lit au palais, à Bangkok, d’une blessure par balle, le 4 Juin 1946. La question qui a fait rage tout le reste de cette année parmi les spécialistes siamois est : “Qui a tué Ananda Mahidol ?”
Était-ce un agent de la gauche pensante, ou Moscou qui avait formé le Premier ministre Pradit (Pridi) Phanyomong à qui le jeune Ananda s’opposait ? Personne ne répondra à cette question. Seul la mère de Ananda, et son jeune frère (qui deviendra le roi Rama IX), qui l’avait rencontré dans la chambre royale environ 15 minutes avant sa mort, « connaitraient » la réponse. Le suicide est la cause la plus crédible de son décès. Son successeur, Bhumibol Adulyadej (Rama IX), accède au trône alors qu’il n’est âgé que de 18 ans.

Sa Majesté le Roi RAMA IX BHUMIBOL ADULYADEJ, 9émeRoi de la Dynastie Chakri . (1950-2016)

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Sa Majesté le Roi Bhumibol Adulyadej est né le 5 décembre 1927 à Cambridge, Massachusetts (USA). Il est fils de Son Altesse Mahidol Adulyadej, Prince de Songkhla, et de la Princesse Sri Sangwan. Il retourna en Thaïlande lorsqu’il eut un an, en même temps que son frère aîné, le Prince héritier Ananda Mahidol. En 1933, la princesse mère s’établit à Lausanne (Suisse) en compagnie de ses trois enfants, les Princes Ananda et Bhumibol ainsi que leur sœur aînée, la Princesse Kayani Wathana. Très cultivé, le Prince Bhumibol fit preuve d’une grande assiduité dans ses études et acquit une connaissance approfondie dans divers domaines artistiques, comme la musique et le dessin.

Après la tragique disparition de son frère le Roi Ananda Mahidol (connu des occidentaux sous le nom de règne de Rama VIII), le Prince Bhumibol Adulyadej est appelé pour lui succéder le 9 juin 1946. Il devient ainsi le neuvième souverain de la dynastie Chakri ( Dinastie qui administre le royaume depuis l’an 1782). Une courte période de régence s’instaura, au cours de laquelle le nouveau roi, encore mineur, parachèvera ses études à l’étranger.

En 1950, il revint dans son pays pour conduire la cérémonie royale de crémation de son frère défunt. Puis le 28 avril 1950, il prend pour épouse la Princesse Sirikit Kitiyakorn, alors âgée de dix-sept ans, fille du Prince de Chantaburi. Enfin, le nouveau monarque accède au trône le 5 mai 1950.
Le couple royal eut quatre enfants, trois filles et un garçon, ainsi qu’il suit :
– La Princesse Ubon Rat Racha Kanya, née le 5 avril 1951.
– Le Prince (héritier) Wachiralongkorn, né le 28 juillet 1952.
– La Princesse Maha Chakri Sirindhorn, née le 2 avril 1955.
– La Princesse Chulaphorn Walay Lak, née le 4 juillet 1957.

Le Roi Bhumibol Adulyadej, dont les cérémonies du cinquantenaire de règne se sont déroulées avec faste en Thaïlande au cours de l’année 1996, est apparu aux yeux des thaïlandais comme le digne successeur des plus grands monarques de l’histoire de ce pays. Inlassable travailleur, il est à l’origine de tous les grands programmes de développement des régions défavorisées de Thaïlande, notamment dans le secteur de l’agriculture. C’est la raison pour laquelle il jouit de l’admiration et du respect de l’ensemble de la population, et que son prestige dépasse largement les frontières du pays.

“En dépit des pouvoirs limités que lui confère la Constitution, son autorité morale est telle que peu de décisions fondamentales peuvent être prises sans son assentiment”.

Par ailleurs, le Roi Bhumibol est grand amateur de photographie et de jazz. Musicien lui-même, il est considéré comme un excellent joueur de saxophone. Une compilation de ses œuvres musicales a été récemment enregistrée sur disque compact puis distribuée dans les établissements scolaires au profit de la formation artistique des jeunes écoliers thaïlandais.

Au cours de son règne, d’ores et déjà le plus long de l’histoire de la royauté thaï, le souverain actuel aura connu, avant la célébration de son jubilé, vingt et un Premiers ministres et plus d’une quinzaine de tentatives de coup d’État. Au-delà des difficultés que le Roi a su résoudre en grande partie grâce à ses qualités personnelles, il convient sans doute d’observer combien la monarchie thaïlandaise est garante de la pérennité politique, institutionnelle et religieuse de cette nation. Il décède le 13 octobre 2016 après 70 ans de règne.

LE ROI RAMA X, 10éme Roi de la Dynastie Chakri (1er décembre 2016 à ce jour)

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Maha Vajiralongkorn Bodindradebayavarangkun, né le 28 juillet 1952 à Bangkok, est roi de Thaïlande depuis le 1ᵉʳ décembre 2016 sous le nom de Rama X.

Le prince héritier Vajiralongkorn a officiellement été proclamé Roi RAMA X le mardi 1er décembre 2016, après la mort de son père, le défunt Roi Rama IX, décédé le 13 octobre 2016 après 70 ans de règne . La date de son couronnement n’est pas encore officiellement annoncé.

Après avoir passé près de deux mois d’interrègne royal, après le décès de son père le Roi Rama IX, le parlement intérimaire a nommé le le 10ème Roi de la dynastie Chakri, six jours avant un jour férié commémorant la naissance de son défunt père, qui était vénéré comme une figure paternelle nationale. Sa Majesté le Roi Vajiralongkorn est âgé de 66 ans, il est l’héritier désigné du défunt Roi depuis 1972.

A l’annonce faite, selon la constitution, par l’Assemblée législative nationale, les membres présents se levèrent alors et crièrent à l’unisson: «Vive le roi !

En tant que Roi, Sa Majesté le Roi Vajiralongkorn exerce son pouvoir royal en tant que monarque constitutionnel pour signer des lois, entendre des serments de fonctionnaires nouvellement nommés et représenter la Thaïlande en tant que chef d’État. Il est le souverain du gouvernement, du système judiciaire, de la bureaucratie et des forces armées de la Thaïlande.

Le Roi Vajiralongkorn s’abstient d’assumer la totalité des fonctions royales en tant que monarque de la dynastie Chakri jusqu’à son couronnement officiel, une cérémonie religieuse élaborée qui devrait avoir lieu prochainement, et qui ne pouvait avoir lieu avant la crémation de son défunt père, le Roi RAMA IX.

Un peu d’histoire.

Avec la mort du roi Bhumibol le 13 octobre 2016, le royaume de Thaïlande est entrée dans une période de deuil redoutée. Rama IX occupait le trône depuis le 9 juin 1946 : cela faisait donc un peu plus de 70 ans que la Thaïlande n’avait pas vécu de succession dynastique. Cette étonnante longévité, couplée à une popularité qui avait eu le temps de s’ancrer très profondément, rendaient la succession sensible.

Pourquoi le Roi tarde-t-il à être couronné ?
La première question concerne la date du couronnement. Pourquoi Rama X est-il encore un roi sans couronne ? Même si ce fait peut paraître surprenant, il n’en est pas pour autant inquiétant. Son propre père, le roi Bhumibol, était lui-même monté sur le trône en juin 1946 et n’avait été couronné que 4 ans plus tard en mai 1950, le temps de finir à Lausanne son cursus universitaire et de se préparer à ses responsabilités.

Dans les jours qui ont suivi la mort de Rama IX, le prince héritier Vajiralongkorn a demandé un délai, bien compréhensif, avant d’assumer ses fonctions « pour se mettre au diapason de l’émotion du peuple thaïlandais et faire son deuil avec lui ».

Quelques semaines plus tard, le 1er décembre 2016, il déclare avoir accepté l’invitation qui lui a été faite par le Parlement de monter sur le trône : « J’ai répondu favorablement aux souhaits du défunt roi pour le bien de toute la population thaïlandaise », a-t-il déclaré (son père l’avait déclaré prince héritier en 1972). Pour autant, pas question d’être couronné avant la crémation de Bhumibol, qui a eu lieu le 26 octobre 2017.

Bien évidemment, la question de la date du couronnement revient fréquemment à l’ordre du jour. Le mois de mars 2018 avait été suggéré à diverses reprises mais le temps de préparation était bien court pour que cette période soit retenue. Il faudra probablement attendre encore un peu. Plusieurs explications sont possibles pour expliquer ce nouveau délai. La première est que le nouveau souverain a besoin d’un peu plus de temps de préparation pour prendre la mesure de sa tâche. Même si depuis 2006, et systématiquement après l’hospitalisation du roi Bhumibol en 2009, il remplaçait son père dans les cérémonies, il doit encore peaufiner un rituel très contraignant. Seconde explication: le nouveau monarque a besoin d’asseoir sa popularité après avoir vécu dans l’ombre de celle de son père. Il est bien difficile de succéder à un roi aussi apprécié que Rama IX.

La transition est pourtant en cours. A Bangkok, les grands portraits de Rama IX sont progressivement remplacés par ceux de Rama X, mais le nouveau souverain doit encore travailler son image de monarque sérieux et impliqué pour « le bien de ses sujets ». La troisième explication, c’est que Rama X et son entourage sont encore en discussion avec le Conseil privé du roi (dont la composition a été remaniée par le nouveau souverain) et avec l’équipe du Premier ministre pour bien marquer ses prérogatives : tant que le roi ne sera pas sûr d’avoir réglé ce qu’il considère personnellement comme des questions cruciales pour la suite de son règne, il a très probablement intérêt à maintenir une négociation serrée avec le gouvernement actuel. La rapidité avec laquelle certains amendements à la constitution ont été acceptés montrent bien qu’il entend optimiser sa marge de manœuvre, illustrant si besoin était, son sens politique. Quatrième raison enfin, c’est l’état de santé de la reine Sirikit que l’on sait très affaiblie. Ce facteur a inévitablement toute sa raison d’être.

La question de la légitimité du roi Rama Xest sensible dans le contexte politique actuel. Pour bien comprendre, il faut revenir en arrière. Précisément, au début des années 1940, à l’époque où la monarchie est affaiblie. Après l’échec, en 1933, d’une tentative de restauration d’une monarchie absolue, Rama VII décide d’abdiquer (1934). En mars 1935, le Conseil de régence désigne son neveu, le prince Ananda, âgé de seulement neuf ans, sur le trône. Ainsi, pendant presque 16 ans, il n’y aura pas de roi résident au palais et l’espace politique sera principalement occupé par l’Armée. L’instabilité règne avec en toile de fond, une querelle exacerbée entre les deux principaux acteurs de la révolution, Phibun et Pridi, pour s’achever au bénéfice de Phibun nommé Premier ministre en 1938. Pendant ces années de troubles, et encore pendant la Seconde Guerre Mondiale (où la Thaïlande opte pour un rapprochement avec le Japon), la monarchie ne joue qu’un rôle très marginal. Quand il a vingt ans, en décembre 1945, le roi Ananda Mahidol rentre en Thaïlande pour préparer son couronnement. L’histoire en décidera autrement. Le 9 juin 1946, le jeune roi est retrouvé mort dans sa chambre.

Après la mort du roi Ananda Mahidol, son jeune frère Bhumibol Adulyadej, dix-huit ans, lui succède. Quand il rentre en 1950, le jeune monarque doit réinventer sa fonction et redonner à la monarchie une légitimité que Phibun s’est employé à affaiblir par plusieurs coups d’État. Il le fera en réactivant deux ressorts très profondément ancrés dans la culture thaïe : la religion et la tradition. Et précisément, une des raisons pour lesquelles Rama IX a été immensément aimé, voire vénéré, est qu’il a été un bon roi bouddhiste. Respecté pour son érudition et sa grande compassion, il a non seulement une légitimité dynastique mais aussi une légitimité religieuse, ce que les Thaïlandais nomment « barami », c’est-à-dire « prestige moral ». La tradition, il en apprendra tous les protocoles et les subtilités pour les reproduire fidèlement et maintenir pour son peuple, qui connaîtra sous son règne des transformations fulgurantes, des points de repère identitaires.

Le roi Rama X pourra t-il bénéficier d’une légitimité similaire ? Les thaïlandais sont de plus en plus nombreux à admettent qu’ils sont dans l’attente. Dans cette perspective, la nomination en février 2017 par Vajiralongkorn du patriarche suprême du Shangha, Phra Maha Munivong, homme simple et religieux respecté, est peut-être un premier signe.

Rama X et l’Armée.
A la différence de son père, Vajiralongkorn est un officier de carrière. Formé à l’académie militaire australienne, c’est un pilote émérite qui a dirigé une unité d’élite (l’unité 904). Il pourrait donc vouloir être plus interventionniste et les récentes nominations montrent qu’il a placé des hommes de confiance à des postes clefs ; l’actuel adjoint du chef d’État-major de l’Armée de terre n’est autre que le général Apirat Kongsompong, un très proche fidèle et pas forcément un soutien de l’actuel Premier ministre….

Le souverain demande que soit amendé un article qui permet à la Cour constitutionnelle d’être l’ultime arbitre en cas de crise. En outre, et c’est là un fait important, une loi a été adoptée à son instigation le 24 juillet 2017 lui donnant un contrôle sur le Bureau des Propriétés de la Couronne et la gestion des propriétés ; il peut désormais non seulement nommer les membres du Conseil d’Administration (ce qui était déjà le cas) mais aussi son président (alors qu’auparavant, c’était le ministre des Finances qui s’en chargeait). Rama X a immédiatement nommé un de ses proches, le maréchal Satitpong Sukvimol, qui s’occupait auparavant de son patrimoine privé. Ce changement qui lui donne un contrôle direct sur ce qui est considéré comme le levier financier de la monarchie, mérite d’être suivi de près. Avec le roi Rama IX, le Bureau s’occupait notamment d’opérations d’intérêt général (dons à des institutions publiques comme des hôpitaux, conservation des forêts, œuvres de charité, restauration des bâtiments historiques…). La façon dont Rama X utilisera ces ressources financières constituera un autre indicateur de ses intentions.

Au-delà des incertitudes de la succession monarchique, ce qui est en jeu est bien l’avenir de la transition politique dans le royaume. Bien que des élections soient désormais annoncées pour 2019, le roi Rama X n’a pas encore pris position sur la question ultra-sensible de l’organisation de ces prochaines élections, laissant à la fois le Premier ministre et les citoyens en suspens, ce qui démontre sans doute une habileté politique qui pourrait surprendre…

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Source:

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